Pourquoi cette recette est intéressante
Les currys réunissent naturellement plusieurs des épices les plus étudiées : curcuma, gingembre, ail, souvent accompagnés de cumin et de coriandre. Le curcuma y côtoie systématiquement une matière grasse — ici le lait de coco — et du poivre, deux facteurs qui améliorent l'absorption de la curcumine. La cuisine indienne avait résolu ce problème bien avant qu'on le documente.
Le chou-fleur appartient aux crucifères, une famille riche en composés soufrés. Les carottes apportent du bêta-carotène, dont l'absorption augmente justement en présence de matière grasse.
À 265 kcal la portion, ce plat coche aussi une case souvent négligée : il fait grimper le compteur de végétaux différents dans la semaine, l'un des leviers les mieux associés à la diversité du microbiote.
Comment le réussir
Le secret tient au moment où l'on ajoute les épices. Faites-les revenir une minute dans l'huile chaude avant d'ajouter les légumes : leurs composés aromatiques sont liposolubles et se libèrent bien mieux ainsi que dans un liquide.
Ajoutez le lait de coco en fin de cuisson et évitez de le faire bouillir longuement, il se déphase.